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    <title><![CDATA[Commentaires du blog: le blog dgodfard par : Dominique]]></title>
    <link>http://dgodfard.over-blog.com/</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur le blog &quot;le blog dgodfard par : Dominique&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sun, 22 Feb 2009 16:08:23 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 22 Feb 2009 16:08:23 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Dominique Godfard</copyright>            <category>Littérature</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de hafsa]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-15759843-6.html#comment48471519</link>        <description><![CDATA[
  bonjour<br>
  <br>
  <br>
  j'ai beaucoup apprecié votre maniere de decortiquer<br>
  <br>
  je voudrais<br>
  si possible<br>
  vous envoyerun recueil de poesie<br>
  <br>
  pour avoir votre jugement voire votre critque<br>
  merci d'avance

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 26 Sep 2009 10:44:07 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-15759843-6.html#comment48471519</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de isabel]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-21157019-6.html#comment31711403</link>        <description><![CDATA[Bonjour Dominique, <br />je trouve ce blog sur mon &eacute;cran - &ccedil;a fait longtemps qu'on ne s'est plus vues... O&ugrave; en est ton &eacute;criture? Et ta vie? <br />J'aurais plaisir &agrave; avoir de tes nouvelles. <br />Bien &agrave; toi<br />isabel<br />(tu as mon mail ci-dessus, si tu veux prendre contact.)]]></description>
        <pubDate>Tue, 30 Sep 2008 18:43:28 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-21157019-6.html#comment31711403</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de céline m]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-21157019-6.html#comment29275315</link>        <description><![CDATA[<p>"Je m&eacute;diterai, tu m'&eacute;diteras" : quelle formule magnifique, qui contient &agrave; elle seule &agrave; la fois beaucoup de&nbsp;l&eacute;g&egrave;ret&eacute; et d'esth&eacute;tique</p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 11 Jul 2008 16:54:43 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-21157019-6.html#comment29275315</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catharina]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-15907248-6.html#comment24158296</link>        <description><![CDATA[<p>Bonjour</p><p>J&#8217;ai mis en ligne un annuaire sur mon blog. Tu peux t&#8217;y inscrire si tu veux. C&#8217;est gratuit et r&#233;serv&#233; aux membres d&#8217;O - B. Il y a de nombreuses cat&#233;gories.</p><p>Pour y acc&#233;der : <a href="http://catharina.over-blog.com/">http://catharina.over-blog.com/</a></p><p>ensuite colonne de gauche interactivit&#233; / annuaire Mosa&#239;que Humaine.<br />N&#8217;h&#233;site pas &#224; en parler autour de toi. Plus l&#8217;annuaire est visit&#233;, plus ton blog le sera.</p><p>A bient&#244;t<br />Catharina</p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 03 Feb 2008 13:12:01 +0100</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-15907248-6.html#comment24158296</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catharina]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-15907248-6.html#comment23857102</link>        <description><![CDATA[<p>bienvenue dans notre communaut&#233; "Lecture pour tous"</p><p>&#224; bient&#244;t</p><p>Catharina</p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Jan 2008 11:32:36 +0100</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-15907248-6.html#comment23857102</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de sigrid l crohem]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-7094760-6.html#comment12447427</link>        <description><![CDATA[Merci à Dominique Godfard qui ouvre la porte du mystère de cet Elégant Hérisson qui passionne tant les lecteurs.  Quel titre!<br />
Rarement rencontré dans les bois...ce petit animal est étonnamment furtif malgré le poids de sa carapace. \\\"au corps recouvert de piquants susceptibles d\\\'érection\\\" - Petit Robert - ...Que dire de la hérissonne ? <br />
Je l\\\'imagine sublimée par les perles rouge et or du brillant Christian Lacroix à la pointe de chaque piquant et dansant le Flamenco... <br />
En feuilletant rapidement le livre dans des coins de ventes, carrefours et croisées de grandes surfaces, impossible de rencontrer ce petit animal si profondément sur ses gardes qu\\\'au moindre son, au moindre bruit., il se hérisse tel un cactus, carrément horripilé, et se cache au plus profond des herbes de la terre. <br />
Et pourtant, sans doute existe-t-il une rébellion secrète, si forte que la métaphore prenne l\\\'aspect de personnages nourris du mystère grave de Tolstoï et du lyrisme  suprême de Mozart. !<br />
<br />
Mon attente de trois mois à la Bibliothèque avait eu raison de moi Je vais donc me propulser à nouveau dans la file pour en savoir plus sur lunivers traversé par ces deux étranges personnages que sont Renée et Paloma.<br />
<br />
Sigrid L. Crohem<br />
Le 7 septembre 2007<br />
<br />
<br />
]]></description>
        <pubDate>Sun, 09 Sep 2007 13:40:54 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-7094760-6.html#comment12447427</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de CÃÂ©line]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-7094760-6.html#comment12435337</link>        <description><![CDATA[Et bien congruence, c'est un terme que j'utilise beaucoup pour lier les choses, les articuler entre elles, une forme de recherche de synth&egrave;se des inconciliables peut-&ecirc;tre. J'aime bien cette critique : &agrave; la fois elle donne envie de lire ce livre et en m&ecirc;me temps on sait qu'il ne faut point trop en attendre, un peu comme quand on sait qu'on va voir un film plaisant sans &ecirc;tre g&eacute;nial, ... c'est le terme simplicit&eacute; qui me vient donc ! Plaisir et simplicit&eacute;, deux termes qu'il reste &agrave; confirmer ou infirmer apr&egrave;s lecture !]]></description>
        <pubDate>Thu, 06 Sep 2007 20:31:30 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-7094760-6.html#comment12435337</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de sigrid l crohem]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-2618792-6.html#comment4404136</link>        <description><![CDATA["Éloge des femmes mûres" de Stephen Vizinczey<br />
<br />
Jai été moi-même très séduite par la présentation de ce livre, belle photographie noir et blanc dune femme voluptueuse sur fond rouge carmin, me semble-t-il, et une quatrième de couverture emplie déloges de presse, dont  les propos enthousiastes de Bernard Pivot    . <br />
Je lachète dans une gare Le bon livre à déguster lors dun voyage<br />
Tout comme Dominique Godfard, jai découvert les premiers chapitres avec un certain plaisir... lenfance d'Andras... son approche du monde adulte dans cet apprentissage de la sexualité auprès de Maya la belle. Puis je me suis lassée Lélan prometteur sévanouissant dans une histoire et un  style plutôt convenus...loin des espérances du titre. "Les souvenirs amoureux dAndras Vajda" ne suffirent plus à occuper mon voyage ! Dommage...<br />
<br />
Sigrid L. Crohem]]></description>
        <pubDate>Mon, 15 May 2006 13:44:31 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-2618792-6.html#comment4404136</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de sigrid L.C]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-924923-6.html#comment956316</link>        <description><![CDATA[Connivence dans la "Rencontre d'un écrivain à travers son texte" :<br />
Justement  "La connivence des temps "<br />
"Le temps des séances, en analyse, m'apparaît comme une île encerclée par l'au-delà et l'en deçà du temps des séances qui ne forment autour d'elles qu'un seul océan. Le temps des séances est l'île où les statues anciennes, où les formes préhistoriques mais aussi les appels du futur se sont mis en mouvement et sont sortis de la mer."<br />
Puis "Soutenu par une parole et une oreille attentive, je sonde les fonds sous-marins, j'y découvre une voie, plusieurs, des réseaux de routes et de sentiers qui convergent vers l'île, y font leur oeuvre et repartent vers les profondeurs. Où vont-ils alors, je l'ignore, pas plus que je ne sais d'où ils viennent. Il y a des sillages, des sondages qui laissent entendre ce qui est mais on risque, à vouloir les expliquer, d'effacer ce qu'ils disent d'originel." <br />
Texte magnifique découvert dans "L'écriture à l'écoute" de Henry Bauchau, Actes Sud 2000, dont les chemins poétiques nous guident bientôt vers "L'écriture à l'oreille enfantine". Page de poésie pure entre analyse et écriture qui dessine peut-être déjà Antigone... <br />
<br />
Sigrid<br />
 <br />
]]></description>
        <pubDate>Thu, 29 Sep 2005 17:26:55 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-924923-6.html#comment956316</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Sigrid L. Crohem]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-2345022-6.html#comment3435944</link>        <description><![CDATA[ET SI ON JOUAIT A LA GUERRE, cette nouvelle est bouleversante... Tarik a treize ans, comme Hanifa, sous le bruit des balles.  "Leurs jeux dans les terrains bourbeux, reproduisent la gestuelle guerrière...Le jeu terminé, ils rient ou parlent d'une jeune fille dont le sourire, que chacun s'attribue, a plus de valeur que toutes les médailles du monde." <br />
Ils prennent tous les risques pour chercher des provisions et les porter à leurs familles. Les mères ont tant vu qu'elles ne peuvent dire. Elles savent que les barbares n'hésiteront pas à tirer.<br />
"Tu es presque un homme, ils n'hésiteront pas à tirer..." <br />
et  "La ville se meurt dans un chuchotement".  <br />
Une nouvelle bouleversante, dans un style d'une grande pureté.<br />
<br />
Depuis,<br />
J'ai lu à propos de Sarajevo l'histoire de Rusmir, 13 ans lors du siège de la ville. Sarajevo bombardée le 5 février 1994 sous ses yeux d'enfant. Maintenant il écrit.  "Gueule cassée" :<br />
"Puiser des litres d'eau à la source, faire des kilomètres pour trouver du bois et chaufffer le foyer. Il a fallu se débrouiller, inventer des solutions. Coment survivre ? C'était une bataille permanente, mon seul devoir. Dans le combat, j'ai perdu mon enfance."<br />
Dans des propos rapportés par Lorraine Rossignol, Rusmir dit qu'il faut "se souvenir de la force d'un être humain. Alors tout devient plus facile. Plus supportable."<br />
<br />
]]></description>
        <pubDate>Wed, 05 Apr 2006 15:22:04 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-2345022-6.html#comment3435944</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Sigrid L. Crohem]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-2345022-6.html#comment3435316</link>        <description><![CDATA["Cette nouvelle est bouleversante]]></description>
        <pubDate>Wed, 05 Apr 2006 14:51:35 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-2345022-6.html#comment3435316</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Sigrid L. Crohem]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-2345022-6.html#comment3435315</link>        <description><![CDATA["Cette nouvelle est bouleversante]]></description>
        <pubDate>Wed, 05 Apr 2006 14:51:35 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-2345022-6.html#comment3435315</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Dominique Le Boucher]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-2345022-6.html#comment3423667</link>        <description><![CDATA[<p>Ch&egrave;re Dominique,</p><br />
<p>Un vrai plaisir que de relire ce texte que j'avais en le lisant une premi&egrave;re fois, trouv&eacute; tellement beau, et &agrave; la fois sans piti&eacute;... Mais il n'y a ni piti&eacute; ni tendresse dans la guerre et ses jeux sont... mortels... Je l'ai donc relu avec cette angoisse au coeur que je ressens &agrave; chaque fois que des jeunes sont ou se mettent en danger, ils sont tellement g&eacute;n&eacute;reux de leur vie, de leurs r&ecirc;ves...&nbsp; Et avec le plaisir qu'on prend &agrave; une &eacute;criture qui jaillit de toute &eacute;vidence, la forme et le fond ne font qu'un, c'est magique !</p><br />
<p>J'ai song&eacute; aux r&eacute;centes r&eacute;voltes de Novembre lorsque je les voyais assaillis par des policiers arm&eacute;s et brutaux. Pour eux aussi les matraquer et les ligoter de menottes &agrave; cinquante pour un &eacute;tait un jeu tr&egrave;s amusant !&nbsp; Heureusement il n'y a pas eu ce qu'on redoute lorsqu'on sait que la violence des adultes peut n'avoir pas de limites, car sinon comment expliquer qu'on laisse tous ces jeunes filles et gar&ccedil;ons &agrave; peine majeurs mendier sur les trottoirs avec un chien ? Qui sont donc leurs parents, je me le demande moi qui n'ai pas voulu d'enfant pour peut-&ecirc;tre ne pas m'affronter un jour &agrave; leur jeune audace qui m'aurait fait peur.</p><br />
<p>Voil&agrave; quelques r&eacute;flexions en vrac pour te dire que j'aime toujours autant tes textes et essentiellement ceux sur l'enfance, tu entretiens avec elle des rapports privil&eacute;gi&eacute;s et justes ce qui est chouette dans un monde qui n'aime pas ses enfants et qui les tue...&nbsp; Oui, ce livre de nouvelles il faut le publier et en &eacute;crire d'autres !</p><br />
<p>Petit clin d'oeil amical du diable bleu. Je t'embrasse. Dominique</p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 04 Apr 2006 22:48:08 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-2345022-6.html#comment3423667</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de sigrid l crohem]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-3212443-6.html#comment5348699</link>        <description><![CDATA[A quand la suite de ce conte burlesque bien enlevé ? <br />
<br />
Jusqu'où portera la foudre du Docteur M?  Heureusement Chouchou est encore à 37.2 ! Mais  imaginons...La fièvre saurait-elle attendre, surtout la nuit , dans les corridors profonds du Palais où le Fantôme savoure peut-être déjà les futures hypocrisies du Docteur M....<br />
<br />
Départ flambloyant  entre  \\\"La totale...\\\" et les diversions savantes du Docteur M. sur  ses besoins immédiats, l\\\'envie d\\\'un Saint-Emilion ou encore le coup des chaussettes...<br />
<br />
Excellent ! <br />
<br />
Sigrid L. Crohem<br />
<br />
]]></description>
        <pubDate>Sun, 09 Jul 2006 12:17:19 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-3212443-6.html#comment5348699</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Sylvie Billard]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-2235998-6.html#comment5310900</link>        <description><![CDATA[<p>Bonjour Dominique,</p><br />
<p>J'aime beaucoup ton style, ta mani&egrave;re d'introduire les sc&egrave;nes et les personnages. C'est efficace. Et la suite, c'est pour quand ?</p><br />
<p>Je t'embrasse.</p><br />
<p>Sylvie</p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 06 Jul 2006 18:07:34 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-2235998-6.html#comment5310900</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Godfard]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-1353502-6.html#comment1630386</link>        <description><![CDATA[Voici le commentaire de Gisèle que j'ai supprimé par erreur et, franchement, c'était dommage  ! Mais heureusement je l'avais recopié par ailleurs : "Bravo pour ce texte que je découvre et lis avec plaisir. Votre regard de petite fille ne rate rien. Vous êtes à la fois ethnologue et poète. Ce texte est plein de tendresse pour cet homme qui fut à ses heures votre nounou. Vous lui rendez un bel hommage en l'immortalisant dans cette nouvelle ; et l'initiative de recueillir quelques textes sur l'enfance est heureuse. Continuez à nous régaler. A bientôt. Gisèle."]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 Dec 2005 11:40:35 +0100</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-1353502-6.html#comment1630386</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Dominique Le Boucher]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-1353502-6.html#comment1614772</link>        <description><![CDATA[Chère Dominique,<br />
<br />
Quel plaisir de relire l'histoire de Boumedienne quelques... deux ou trois ans après notre soirée mémorable à la Bibliothèque Marguerute Durant où nous nous sommes rencontrées une première fois je crois bien. <br />
Ce texte m'avait tout de suite touchée dès que je l'ai lu, il exprimait tant de choses sur ces "vieux Maghrébins", ces êtres d'une chaleur humaine, d'une incroyable tendresse que j'ai reconnue aussitôt chez tous ceux que j'ai rencontrés.<br />
Que ce soit lorsque je vivais en campagne et que nous travaillions ensemble à tailler les vignes dans les immenses vignobles du Sud en plein hiver, ou au contraire à cueillir les tomates dans la chaleur terrible de l'été, ou bien ensuite dans les cités de banlieue où j'ai fini par revenir, leur présence était toujours pour moi un baume sur un quotidien amer et froid, leur sourire et leur bonté l'illuminait.<br />
Ces êtres-là avaient une dignité, une noblesse et une grandeur qui est aussi celle que je retrouve souvent chez les jeunes des Cités aujourd'hui. Mais eux ils ne se révoltaient pas, ils étaient ailleurs, ils en avaient trop vu...<br />
J'ai songé souvent à ton Boumedienne en regardant le film "Mémoire d'immigrés" de Yamina Benguigui, il y avait là bien des Boumedienne au regard lointain, fier et douloureux. <br />
Tout ceci pour te dire que ce texte est toujouts extra et qu'il m'a fait au coeur un grand bien de le relire.<br />
Excellente ton idée de réunir tes textes sur l'enfance en un recueil de nouvelles, Boumedienne serait très, heureux d'y prendre part, j'en suis sûre !<br />
Je t'embrasse très amicalement. Dominique]]></description>
        <pubDate>Thu, 08 Dec 2005 23:48:00 +0100</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-1353502-6.html#comment1614772</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de sigrid l.crohem]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-860335-6.html#comment873068</link>        <description><![CDATA[Extraits de "Ma maison" , "Je rêve une maison aux limites imprécises comme si, vue de l'intérieur, elle occupait l'univers...A moins que ce ne soit l'univers qui, s'inflitrant en elle, l'ait investie toute entière? Peu importe puisque ses dimensions idéales épousent mes humeurs et, de la taille du cocon à celle du palais, se plient au moindre de mes caprices." <br />
Cette nouvelle au coeur de ton livre a ouvert la porte sur d'autres nouvelles, et je suis restée longtemps dans ta demeure à écouter les fousrires des enfants dans le frôlement des fantômes, plutôt amicaux puisqu'ils m'ont acceptée... Sigrid]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Sep 2005 13:09:00 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-860335-6.html#comment873068</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Le Boucher Dominique]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-779998-6.html#comment866317</link>        <description><![CDATA[Chère Dominique,<br />
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Evidemment après notre soirée d'échanges littéraires et poético-humoristes et un peu fous à trois, de ce vendredi, que dis-je à trois, à quatre avec notre star Lili (pour ceux qui débarquent, une adorable chatte rousse, feu , tigrée et blanche), j'ai eu envie de poursuivre au cur de la nuit, telle que tu me connais, en t'écrivant un petit mot.<br />
Tu sais que je connais ton écriture et qu'aussi bien "La P,A,M,P,A" que "Et plus si affinités" ainsi que tes autres livres, tes nouvelles, tes fiches de lectures, tes articles et chroniques m'ont toujours donné envie de nourrir des discussions avec toi tant nos deux langages sont différents et pourtant parfois se répondent<br />
Mais le texte qui nous a rapprochées la première fois, c'est , t'en souviens-tu, l'histoire fabuleuse et si tendre de "Boumedienne" Eh oui ! notre cher Boumedienne dont je ne dirai rien ici car d'autres auront certainement envie d'en savoir plus de ta propre plume. Quel souvenir lumineux et doux que cette soirée où nous avons lu ta nouvelle à la Bibliothèque Marguerite Durant, et où de très malicieux et chouettes diables étaient à nos côtés.<br />
Un bon bout de chemin ensemble entre revues et autres parchemins s'en est suivi, et puis Mais voici comme tu t'en doutes, au creux de la nuit afin que tu le découvres à l'aube lorsque tu te lèveras et que moi je dormirai, en mémoire de notre "Boumedienne", un court extrait de la nouvelle que j'avais écrite sur le thème "Destination désir", et qui ne sera pas publiée pour des raisons très peu explicables ici.<br />
Il s'intitule "Izenah ou la demeure du désir", et pour une meilleure compréhension, Izenah est le nom de l'ïle aux Moines située en Bretagne dont la légende raconte que deux amoureux fous ayant été séparés par le destin, l'île à son tour un soir de tempête s'est trouvée brisée en deux donnant alors deux îles, Izenah et Arz, et que la voix de la jolie sirène chante dans les nuits d'été une mélopée sans fin à son bel amant perdu<br />
J'espère que ce début te fera rêver tout comme cela avait été le cas pour moi lors de mon séjour dans cette île pleine d'oiseaux, de végétations ardentes et d'être étranges errant au soleil du soir parmi les cormorans et les hirondelles de mer.<br />
Je t'embrasse ainsi que notre Lili<br />
<br />
<br />
<br />
Izenah ou la demeure du désir<br />
<br />
Ecoute écoute je voudrais te raconter une histoire<br />
<br />
Il est assis à lextrême bout de la jetée là où elle plonge son croissant de lune aux pierres gris bleu dans les eaux vertes moussues du port qui se retirent loin avec la marée laissant une large prairie de vase pétillante où les cormorans noirs viennent à une certaine heure pêcher des anguilles qui leur font des colliers argentés. Jamais il ne se lasse dassister au spectacle que donnent ensemble les amants au cours de leurs noces mortelles.<br />
Sa guitare a pris la teinte rouge presque noire du soleil dans la baie et tout se mêle à ses yeux comme une nuance unique qui ferait se fondre lîle au ciel et à locéan sous un glacis cuivré et ocre. Les mots de la chanson sont en espagnol quil reprend dune voix plus douce en français et il semble que ses épaisses boucles sombres silluminent à contre-jour dans la lueur dorée et par instants scintillent de plus pâles reflets.<br />
Les ongles suivent le chemin des cordes légèrement sans quil ait besoin dy songer. Cest un moment de ralliement qui sinstalle désormais lorsquil vient le soir à lextrême bout de la jetée là où les éclats de faibles lueurs rousses saccrochent encore longtemps.<br />
 Tu sais sans doute que je ne taime pas et que je taime <br />
La vedette bleue et blanche coupe la houle cendrée par le soir et fait rebondir des bouquets décume épaisse comme des gouttes de verre fondues à lintérieur des vitraux. Aujourdhui en la suivant des yeux pendant quelle prend sa courbe afin dentrer entre les deux bras de pierres gris bleu de la jetée il est presque sûr quelle sera parmi les passagers qui vont enjamber dans quelques minutes la passerelle et sengager sur la route saupoudrée de la poussière de sable blanc qui longe la baie.<br />
Cest un soir semblable à chaque soir où il est venu pendant deux ans et pourtant il sait. Il y a deux ans quil habite la petite maison ardoisée bleue à la pointe est de lîle quun vieux pêcheur lui a donnée en échange de sa promesse. La maison où il est né.<br />
- Izenah   <br />
Il murmure entre ses lèvres son prénom en songeant aux lettres quelle lui a envoyées dun peu partout dans le monde depuis le soir où ils se sont quittés à cet endroit justement. Il y a deux ans et il lui a répondu à chaque poste restante quelle lui indiquait en lui donnant des nouvelles de la maison ardoisée bleue dont les premières roses de la couleur des voiles rouge sang quil avait plantées ont fleuri au printemps. Il les a regardé fleurir et puis se faner en décidant quelle serait auprès de lui lors de leur seconde floraison à la fin de lété. <br />
Elle ne le lui a dit dans aucune de ses lettres où elle parle beaucoup plus des gens et de ce qui lentoure que delle-même. Elle ne le lui a pas dit mais il le sait.<br />
Et bien que son désir soit grand de la retenir auprès de lui il sait quil ne pourra jamais lenfermer à lintérieur de la petite maison ardoisée bleue malgré les coupures rouges des roses. Il ne pourra jamais lenfermer à lintérieur de lîle.<br />
- Izenah elle est en même temps locéan lîle et le navire aux trois mats et à la coque couleur ivoire que les cormorans noirs accompagnent de leur mouvance inachevée. Cela fait des jours quil la devine de plus en plus proche à laffolement des oiseaux autour de la maison et à la douceur qui lui étreint la gorge au moment où la nuit se sépare du jour dans lhésitation du clair-obscur.<br />
Le ronronnement du moteur comme un gros tambour dAfrique cesse lorsque la voile dombre sétire généreuse sur la baie accompagnée du mouvement de danse des cormorans noirs. A travers la lueur presquopaque il distingue des silhouettes marchant malhabiles le long du quai et se dirigeant par groupes vers la camionnette taxi qui attend à côté de la gare maritime contre laquelle les voiles des bateaux frissonnent comme des papillons.<br />
Il ne regarde plus en direction du port mais ses yeux tentent de rejoindre lextrémité de lîle là où la maison du vieux pêcheur est devenue sa demeure et celle des oiseaux. Il ne veut pas quitter ce point encore lumineux marqué dun sceau de soleil cuivré. <br />
Il sait que les battements de son cur ont pris un rythme plus rapide bien que le chant qui senfuit de ses lèvres soit lent et presque serein. Il na pas envie darrêter de jouer car le chant et les mots sont ce qui le relie à elle depuis lorigine. Ils sont cette amarre qui ne retient que leur désir.<br />
Il na pas bougé mais il a senti soudain la chaleur envahir son corps jusquau bout de ses ongles sur la guitare. Il ne sest pas retourné. Il ne sest pas retourné mais il a entendu sa voix murmurer dans son cou exactement sur le même ton quelle avait avant de monter à bord de la vedette bleue et blanche :<br />
- Les oiseaux reviennent Pablo Les oiseaux reviennent Toujours <br />
<br />
Ecoute écoute je voudrais te raconter une histoire<br />
<br />
Il venait de débarquer de la vedette bleue et blanche qui faisait la liaison entre le continent et lîle une dizaine de fois par jour. Il avait sauté sur le quai en enjambant les cordages tressés dun petit bond léger. Et puis il était parti sur la route étroite qui longeait le port dembarquement où les cormorans noirs nétaient pas encore à leur rendez-vous du soir. Le rendez-vous des anguilles qui leur offraient un collier dargent et dansaient avec eux un tango qui finissait mal. <br />
Elle lavait suivi des yeux comme elle observait dhabitude ceux que le bateau familier vidait là entre les cageots de fraises rouge vif les sacs de plâtre parfois entrouverts dont le contenu sétalait pareil à du sucre en poudre tout le long de la jetée et les draps estampillés pour lhôtel qui sentaient encore la lavande. La plupart dentre eux sautaient directement de lhabitacle flottant de la vedette à lhabitacle roulant du taxi camionnette qui assurait la navette du matin au soir entre le quai et les différents points de lîle où ils se rendaient obligatoirement.<br />
Le taxi camionnette était le seul moyen de transport mis à part les vélos du loueur de vélos Raymond au cadre métallique peint en jaune afin de ne pas les perdre de vue.<br />
Les habitants de lîle eux chargeaient leurs bagages et les sacs de légumes et de poissons débordant à lintérieur des carrioles au cadre métallique peint en bleu marin tirées par des mobylettes ou des vélos aussi lorsquils nétaient pas riches.<br />
Elle lavait suivi des yeux dabord distraite parce que depuis des années que cela durait elle ne croyait plus à la possibilité dune rencontre. Toutes celles quelle avait faites innombrables il y a peu de temps lui avaient rendu la peau rugueuse décailles quelle avait mis beaucoup dénergie à arracher delle afin de la rendre à nouveau fine et douce comme le sale blanc des criques dont elle aimait à se recouvrir. Si on peut parler ainsi la concernant. Depuis que cette souffrance lui avait retiré de son insouciance elle faisait gaffe.<br />
Elle tentait grâce à des tempêtes de sel brûlant puisé à lécume et aux embruns avec les mailles de son pull-over dempêcher le premier venu de sapprocher delle. Mais lété elle ne pouvait pas sortir sans cesse vêtue de ce pull-over devenu à force trop grand pour elle alors<br />
Elle lavait suivi des yeux et elle avait remarqué rapidement quil nétait pas comme les autres. Son pas le long de la route qui bordait le port où la vase à cette heure formait un écrin vert moussu aux anguilles argentées était celui à la fois décidé et nonchalant de quelquun qui ne va pas forcément quelque part. La route qui bordait le port tel un collier dasphalte noir et inattendu était si étroite posée entre les maisons et les bateaux au mouillage que le taxi camionnette saupoudrait de poussière de sable ceux qui frottaient la plante de leurs pieds sur elle. Ils allaient tous forcément quelque part sauf lui.<br />
Il nétait pas comme les autres Il avait emprunté la route qui longeait le port parce que la jetée de ce côté entrait loin au-delà de lécrin de vase vert moussu dans les eaux quil venait à peine de quitter en se posant sur la terre incertaine de lîle. Elle laurait juré. Elle nen savait rien et elle se refusait à se poser dautres questions à son sujet.<br />
Il ne portait quun sac en bandoulière de toile assez usé qui ne semblait pas contenir un trésor mais il y avait autre chose qui la aussitôt intriguée. Il était accompagné dune guitare dans son étui de cuir noir et ça cétait assez peu courant pour quelle envisage de rester immobile. Puis la marée remonterait et ses pieds auraient envie de la sentir et de la désirer très fort. Alors les cormorans viendraient entreprendre leurs tangos avec les anguilles argentées dans les criques où bien longtemps après elle oublierait de sendormir. Leau comme une robe fraîche montant le long delle la garderait dun sommeil trop profond et de loubli.<br />
Mais les cormorans noirs ni aucun oiseau qui avaient retrouvé au creux de la toison végétale de lîle moelleuse et pénétrante la liberté claire-obscure des premiers instants du temps vécus à contre-jour quand les ombres et les lumières unies étaient bonnes nourricières ne la laissaient se livrer à son désir. Son désir nocturne et souverain de retourner dans les profondeurs océanes de très avant. Avant le temps et lhistoire elle-même alors<br />
Il ne portait quun sac en bandoulière de toile assez usé une guitare dans son étui de cuir noir et ses vêtements noirs aussi en faisaient un voyageur incertain. Il a marché du même pas qui nallait pas forcément quelque part jusquà lextrémité de la jetée et elle a ressenti en une seconde au fond de sa gorge quil aurait pu ne pas sarrêter.<br />
<br />
Ecoute écoute<br />
Elle était vêtue ce soir-là de son pull-over aux mailles beaucoup trop lâches de marin dun bleu délavé à force de soleil qui tambourinait sur elle comme sur une enclume avec un liseré semblable à des braises rougeoyant partout où sa peau nue soffrait au regard des passants. Le pull-over dun bleu plus sombre presque indigo par endroits la recouvrait si on peut employer ce mot la concernant un peu plus bas que le pubis mais on devinait sans efforts le cratère roux du nombril et les deux pointes dorées de ses seins dressées signe dune jeunesse quelle ne pouvait perdre.<br />
Couchée de tout son long au creux de la crique la plus proche du port sur un matelas épais de goémons et de petites algues qui lui chatouillaient les cuisses aucun de ceux qui empruntaient la route bordant le port ne la voyaient mais il ne lui fallait à elle que quelques minutes par les chemins connus delle seule à marée basse pour rejoindre la jetée. Il lui suffisait de traverser le bois de pins dont les aiguilles juteuses de résine allaient tenter de ralentir sa course et voilà elle y serait.<br />
Elle a rejeté sa chevelure rousse chargée de coquillages mêlés aux longes tresses de goémons comme un tissage et elle a chaussé ses bottines de mer en caoutchouc après avoir débarrassé ses pieds des petits crabes qui grimpaient dessus. A peine le vent sétait-il emparé delle que le sel lavait recouverte si on peut parler ainsi la concernant dune fine poussière de neige salée.<br />
A lextrémité de la jetée linconnu sétait assis face au soleil et toute sa personne était éclairée à contre-jour dune auréole dun jaune ardent qui sambrait à lapproche de son vêtement noir. Peu à peu les cormorans noirs descendaient du ciel doré qui les retenait en plus haute mer pour pêcher les anguilles dans la vase au crépuscule.<br />
A lextrémité de la jetée linconnu avait déshabillé sa guitare de son manteau de cuir noir et il sétait mis à jouer un air qui de là où elle était appuyée sur un coude au bord de la jetée en son milieu les pieds caressés par lécrin mousseux et vert lui a semblé à la fois triste et charmeur. Elle entendait la voix elle distinguait les mots.<br />
  Tu sais sans doute que je ne taime pas et que je taime<br />
puisque la vie est ainsi faite de deux façons,<br />
la parole est une aile du silence,<br />
le feu a bien une part de froid en son milieu <br />
Les premiers mots de la chanson lui venaient aussi obstinés que les jeunes vagues qui meurent sur les doigts de pieds de ceux qui marchent autour de lîle dans les traces des pattes doiseaux de mer car il ny avait que la douceur dun mouvement léger semblable au déhanchement lorsquon danse. Toute la puissance des fonds bleu nuit éclatait là et se mourait sur ce rythme lent amoureux du sable blanc et de la lumière complice.<br />
Elle entendait très bien la première phrase qui se répétait et se répétait encore :  Tu sais sans doute que je ne taime pas et que je taime <br />
Sa chevelure rousse épaisse lui recouvrait les épaules si on peut employer ce terme la concernant le dos échancré large sous le pull-over aux mailles trop lâches et les reins. Puis elle descendait jusquaux vagues naissantes où elle nageait parmi lécume aux reflets verdâtres et les touffes de varech poilues comme des fleurs marines. Parfois à la tombée de la nuit elle en tressait des liens aussi solides que les cordages qui retenaient les navires au port quelle laissait ensuite se défaire et se poudrer de sel délicieux. Elle se léchait les lèvres en regardant du coin de lil les marins la guetter et venir tenter leur chance auprès delle après une de ces beuveries fraternelles qui les rendait tendres et farouches à son égard.<br />
Izenah ! Ils traçaient son prénom avec un morceau de charbon sur la coque de leurs bateaux afin quelle les protège des grandes houles aux creux violets. Tous les marins de lîle laimaient pour la puissance de son désir deux quelle avait. Son désir de les voir enroulés dans le manteau de sa chevelure rousse dressés fièrement à la proue de leurs navires figures irréelles et sacrées habitées par un secret que nul ne saurait posséder. Son désir deux était infini comme la langueur de lété au creux des criques de lîle et son appel les comblait dune grandeur ignorée des autres hommes. <br />
Izenah ! Sa chevelure rousse berçait leurs matins quand ils se réveillaient au port nus et plein de vigueur sans avoir eu conscience dy revenir.<br />
 Tu sais sans doute que je ne taime pas et que je taime  La phrase lui revenait et lui revenait encore tandis que la voix de lhomme lui semblait graver la mélodie sur les flots sur le dos des poissons gris bleu comme le chaume des toits et sur les ailes des cormorans noirs qui commençaient à arriver car cétait lheure où les anguilles se livraient à leur danse de mort.<br />
Il avait continué à jouer et les sons sous ses doigts étaient aussi légers que les clapotis de leau contre le flanc gracieux des barques et son chant avait accompagné la pêche des cormorans noirs. Ces oiseaux pourtant sauvages et dignes maîtres des lieux avaient lair de le reconnaître. Et le soleil qui se couchait sur lui au bout de la jetée le baignait de son auréole rose.<br />
Lorsque la nuit avait tiré lentement sa voile dombre sur elle elle avait entendu son pas le long de la jetée et bien quelle ait été ruisselante de la lumière crue des cafés du port il était passé à côté delle sans la voir. Du pas de celui qui nallait pas forcément quelque part il sétait perdu dans la moiteur des ruelles auxquelles un fouillis de branches et de lianes tombées du haut des murs de granit avec les roses car tout ici semblait avoir été conçu pour accomplir un rite ou une offrande faisaient un baldaquin troublant. A lintérieur de lîle le chuchotement de ses pas se perdait senfonçant sous une alcôve végétale qui laccueillait telle une amante.<br />
]]></description>
        <pubDate>Sat, 17 Sep 2005 01:56:40 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-779998-6.html#comment866317</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de cÃÂ©cile]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-779998-6.html#comment786727</link>        <description><![CDATA[Bravo pour ce blog si agréable à visiter, tant pour les couleurs,la graphie que le contenu. ]]></description>
        <pubDate>Mon, 05 Sep 2005 14:21:05 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-779998-6.html#comment786727</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de sigrid l crohem]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-1236621-6.html#comment1392270</link>        <description><![CDATA[Sorry, une faute "frimas" bien sûr sans "t" !!!!<br />
sorry, sigrid]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Nov 2005 15:20:05 +0100</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-1236621-6.html#comment1392270</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de sigrid l crohem]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-1236621-6.html#comment1392223</link>        <description><![CDATA[Mon coup de théâtre sera ce soir-là  la nouvelle "Tribunal informatique", "Quand des individus armés de pelles et vaguement déguisés en soldats surgissent....et se précipitent sur les passants éberlués, personne n' a le temps d'avoir peur." Tous gesticulant sur la scène du monde, figurines, marionnettes d'un rêve, d'une illusion qui leur donne l'audace de faire semblant de ne pas avoir peur !!<br />
En prélude, une citation de Kierkegaard, choix remarquable ! <br />
Beaucoup aimé le style de Geneviève Roch à la hauteur de la peinture "Le Funambule" qui illustre le recueil de nouvelles "Corde raide" Ed.Chèvre-feuille étoilée.<br />
Bouleversée par ses propos concernant "Villégiature en pays d'Argonne", les mots pour le dire sont "un océan de noms" écrit-elle. <br />
Une présentation de Dominique très réussie suivie de lectures bien timbrées; ainsi une voix de baryton émergea voluptueusement du "Sac et nous" vers les auditeurs, nous livrant des climats aux frimats kafkaïens. "Le sac et vous" Ed. Le temps des cerises"<br />
Ces mardis littéraires sont toujours surprenants. <br />
Sigrid<br />
]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Nov 2005 15:14:13 +0100</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-1236621-6.html#comment1392223</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de sigrid]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-1161656-6.html#comment1261521</link>        <description><![CDATA[il s'agit de "étoilée" et non éroilée" que je viens d'inventer !<br />
re Sigrid ]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Nov 2005 17:24:01 +0100</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-1161656-6.html#comment1261521</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de sigrid]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-1161656-6.html#comment1261471</link>        <description><![CDATA[Je ne connais pas encore "Le sac et vous", prête à découvrir qui est ce "vous" dénudé qui serait "nous" peut-être mais certainement pas "moi", car le sac m'aurait déjà affaissée , étranglée, tuée, surtout lorsque descend l'hiver ! Si le conte est cruel, je pense à "Ces mots qui m'effaçaient", nouvelle de "Corde raide" où j'ai découvert une écrivaine et une peintre très subtile en couleurs nocturnes.<br />
Se référer aussi à lapeinture de l'auteure "Le funambule" qui illustre "Corde raide", Ed. Chèvre-feuille éroilée.<br />
<br />
Sigrid]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Nov 2005 17:18:58 +0100</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-1161656-6.html#comment1261471</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Dominique Le Boucher]]></title>
        <link>http://dgodfard.over-blog.com/article-1031029-6.html#comment1097857</link>        <description><![CDATA[Chère Dominique,<br />
<br />
Oui, non seulement ça fait mal mais, et ce qui est très bien en fait, ça donne envie de se bouger et de réagir, ce qu'on ne fait pas au quotidien parce que bof... Donc j'imagine que nous ne tarderons pas à être assez nombreuses et nombreux à choisir de créer nos propres livres avec tous les moyens à notre disposition. Quant à la diffusion, eh bien vogue la galère ! <br />
Cessons de nous faire mettre à la porte de maisons d'éditions qui se la coulent douce sur notre dos de lecteurs et autres...et fonçons dans le pays des inventions poétiques et... des mots. Avec amitié Dominique]]></description>
        <pubDate>Wed, 19 Oct 2005 01:26:52 +0200</pubDate>        <guid >http://dgodfard.over-blog.com/article-1031029-6.html#comment1097857</guid>
                                            </item>
  
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